Agadir : La révolution du génome et de l’intelligence artificielle transforme le traitement du cancer de la prostate au Maroc

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L’Association des Urologues du Sud, Agadir, a organisé, les 3 et 4 avril 2026,  la Conférence  internationale pour débattre de toutes les nouveautés en urologie, principalement sur le cancer de la prostate, portée par la génomique et l’intelligence artificielle (IA), une évolution qui redessine l’avenir de la médecine.

La 8ème  édition du congrès de l’Association, placé sous le thème « Le cancer de la prostate à l’ère de la génomique et de l’intelligence artificielle », a connu la participation d’oncologues, des radiothérapeutes, des urologues  et de chercheurs du Maroc, des États-Unis (Maha Hussein et Mack Roach) et de la France (Hervé Baumert).  Lors de cette rencontre scientifique, les participants ont confirmé  la grande  mutation que connaît la médecine moderne.

« Au cours de cette session, il a été question  d’aborder les principaux traitements dans le domaine de la prostate, l’utilisation de la génétique et de l’intelligence artificielle (IA)  dans le diagnostic, le traitement et le suivi des patients », a expliqué le Dr.  Aboulfadel Zinelabidine, Président de l’Association.

Le congrès constitue une plateforme scientifique visant à rapprocher la recherche scientifique de la pratique médicale quotidienne, en unissant les efforts des urologues, des oncologues et des experts en radiothérapie, dans le but de mettre en place un parcours thérapeutique intégré qui place l’intérêt du patient au premier plan.

« Ce congrès est devenu un rendez-vous scientifique incontournable qui rassemble l’élite des experts en urologie. Cette année, nous avons choisi de mettre l’accent sur un cancer très répandu chez les hommes, le cancer de la prostate.  Lors de cette édition, nous avons souhaité suivre les avancées scientifiques dans les domaines de la génomique et de l’intelligence artificielle, qui nous aident à proposer un traitement adapté à chaque médicament », a souligné Dr. EL KIASSI Azeddine.

Cette conférence était l’occasion de permettre à la Région de découvrir l »évolution des pratiques et traitement en rapport avec le cancer de la prostate. « L’objectif de cette rencontre était d’échanger des connaissances et de tirer parti des expériences. Cette rencontre est également l’occasion pour notre région de suivre cette évolution ; nous avons ainsi discuté de la mise à disposition de ces technologies de pointe au niveau régional, afin que les patients puissent en bénéficier et que l’accès à la santé soit facilité pour tous », ajoute le Dr. EL KIASSI Azeddine, membre de l’association.

Les débats de cette conférence ont porté sur la « médecine de précision » qui précise que la prise en charge du cancer de la prostate ne repose plus sur un protocole unique, mais le traitement est désormais adapté aux caractéristiques génétiques de chaque patient.

Des experts internationaux ont souligné que cette évolution a permis d’obtenir des résultats remarquables, les traitements modernes binaires et ternaires ayant contribué à faire passer l’espérance de vie moyenne des patients atteints de cancers avancés d’environ deux ans et demi à plus de six ans dans de nombreux cas.

L’aspect technologique n’a pas été absent de la conférence  où l’accent a été mis sur les progrès réalisés par le Maroc dans le domaine de la chirurgie robotique et de la chirurgie mini-invasive.

Des spécialistes ont souligné que l’intégration de l’intelligence artificielle dans le diagnostic précoce et le suivi des cas pathologiques est devenue un outil décisif qui aide les médecins à prendre des décisions précises, ce qui réduit les complications et augmente les taux de guérison.

Les travaux du congrès a insisté  sur la nécessité de renforcer la coordination entre les différentes spécialités médicales, notamment la chirurgie, la chimiothérapie et l’immunothérapie, afin de garantir la prestation de soins de santé intégrés répondant aux normes internationales.

Les participants ont également souligné l’importance du partenariat entre la recherche scientifique et la pratique médicale, afin de garantir la diffusion de ces innovations auprès des patients.

Ce progrès scientifique marque-t-il le début d’une nouvelle ère où le traitement du cancer deviendra plus précis et plus efficace au Maroc, ou le véritable défi réside-t-il dans la diffusion de ces techniques auprès de tous les patients ?

Le congrès de l’AUS à Agadir n’était pas seulement une rencontre scientifique, mais un message clair indiquant que le Maroc entre dans une nouvelle ère de la médecine moderne, où la science et la technologie devront être  au service du patient, dans la perspective de faire du Royaume un pôle régional de l’innovation médicale.

Déclaration

« C’est un événement extrêmement intéressant avec un panel assez exceptionnel en présence des oncologues, des radiothérapeutes des Etats Unis particulièrement reconnus. ceci a permis de rétablir un programme transversal multidisciplinaire entre chercheurs oncologues, des urologues. Il y avait eu des mises au point sur  l’ensemble des thérapies chez les personnes métastatique car il y a des évolutions dans la prostate  métastatique.

L’événement était aussi un moment où on a abordé la prise en charge des patients aux stades très précoces, des personnes qui ont des cancers relativement précoces.

On a parlé de la chirurgie robotique, une nouvelle technique de précision qui se développe au Maroc où plusieurs équipes sont en train de se former et d’avoir une expérience dans cette nouvelle pratique.

l’IA en médecine on la connait en tout ce qui est génétique mais on ne sait pas jusqu’à où l’IA peut nous aider, mais c’est une évolution qui va falloir utiliser, qui va vraisemblablement modifier notre pratique ». Pr. et Chirurgien urologue, Hervé BAUMERT, France.

« Grâce aux interventions scientifiques, nous avons beaucoup appris sur tout ce qui concerne la chirurgie oncologique, la radiothérapie, les traitements hormonaux, ainsi que le rôle de l’intelligence artificielle qui nous aide à établir un diagnostic précoce, à évaluer les cas et, par conséquent, à choisir le protocole thérapeutique adapté à chaque situation et à chaque stade de la maladie », a souligné Dr. Amal Mazouzi, Cancérologue, Agadir

 

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