A vrai dire : La France au bord de la dérive

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Agadir 24-Saoudi El Amalki

 

La cinquième république de l’Hexagone est au creux de la vague, depuis déjà quelques temps.

La fronde quotidienne monte d’un cran, au cœur de la riposte populaire sans précédent, contre le récent système des retraites, revu drastiquement en hausse par un président, de plus en plus désavoué, de plain fouet.

Ce mouvement populaire auquel prennent part les organes des partis, des syndicats, des femmes, des écolos, des droits humains, de la société civile…, se répand tel une boule de neige, malgré la manière musclée des services d’ordre, faisant usage de tous les moyens les plus virulents, afin de réprimer cette mutinerie tenace des dissidents en effervescence.

A peine fut-elle annoncée que la réforme en question s’affronta à de larges désapprobations aussi bien de la rue des villes que de l’enceinte de l’hémicycle où elle a failli être supplantée in extremis, en phase de votation quoiqu’acquise à la majorité présidentielle à l’assemblée.

S’obstinant à recourir à l’article 49.3 de la constitution, en vertu duquel il est permis au président de la république d’entériner un projet de loi sans passer par les représentants, Macron se voit fortement fragilisé de plus belle, par ce recours jugé draconien, à bien des égards, d’autant que le verdict est inscrit en faux, au sein de la plus haute sphère législative du pays.

Il faudrait bien dire que ce tohu-bohu protestataire qui monte au créneau ce temps-ci, contre le néolibéralisme abominable, heurtant bassement les intérêts légitimes des populations en rébellion, profite manifestement à l’extrême droite, constamment en embuscade afin de conquérir plus que jamais, un pouvoir longtemps convoité et dont l’appropriation est, à chaque fois, dépossédée par l’alternance droite/gauche, souvent par complicité au second tour, depuis des lustres. Est-ce donc la fin de la cinquième république, axée sur le logotype, à savoir : Liberté, Égalité et Fraternité, inscrit sur les frontons de tous les édifice publics, lors de la célébration du 1er 14 juillet 1880 ? « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme ! », disait Lénine dans son recueil des éditions sociales, en 1945. Ce serait sans aucun doute, la voie inéluctable vers laquelle semblerait s’acheminer la politique néolibérale de la présidence tricolore qui branlerait l’échafaudage d’une grande Nation séculairement fort acquise aux valeurs républicaines.

Il est alors bien évident que cette politique, puisée dans le glossaire de l’ère, à la fois néolibérale excessive voire sauvage et encore coloniale nostalgique, mène inévitablement à cette insurrection collective, sous l’emprise des affres de l’oppression et de la géhenne, assénant des coups durs aux préceptes démocratiques dont se targuait le régime français.

En fait, le modèle qui s’offre aux yeux actuellement dans les artères déchaînées de Paris et consorts, s’estompe sous les pieds d’un chef d’Etat désemparé face aux tintements stridents des casseroles. Toutefois, une chose est certaine : le peuple français saura, à coup sûr, mettre un terme à son calvaire, car le débat politique s’enclenche en vue de se débourber des ornières marécageuses, à la différence de chez nous où il est toujours en panne, en dépit du chaos de l’inflation dans lequel s’ébat le peuple marocain !

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