Le Grand Maghreb

Date:

fr.Agadir 24/Saoudi El Amalki

 

Faut-il encore rêver du Grand Maghreb, après sa dislocation, juste quelques années de son apparition ? Voyons un peu comment vont ses cinq constituantes qui visaient s’étendre à des contrées avoisinantes pour une réelle force de la région.

Sans trop se perdre dans le passé de chacune de ces composantes, il faut bien dire que l’affaire du Sahara marocain a constitué le « blocage » principal de l’éclosion de ce projet unioniste qui habitait les peuples respectifs du manège.

Nonobstant, il importe de ne pas se leurrer à cet égard, puisque dès le départ, le régime algérien avait une dent contre notre Royaume, en matière de leadership, depuis la guerre des sables. Sa nature expansionniste et martiale se contredisait avec toute ambition pacifiste dont l’aboutissement aurait tissé des liens à caractère édifiant. D’autre part, du côté de la Tunisie et de la Libye, l’hégémonie dictatoriale prend, non pas une teinte militariste directe à l’instar de la junte algérienne, mais un crédo pluraliste de façade à dichotomie criarde avec le reste des populations correspondantes.

La Mauritanie quant à elle, se trouve au-delà des enjeux, par son état flegmatique sur le cours géopolitique de la région. Face à ces donnes disparates et conflictuelles, le Maroc mène sa destinée non sans désolation de constater ces opportunités maghrébines voler en éclat, tout en gardant l’espoir de voir ce rêve se rebiffer au sein des peuples aux dépens des régimes à grands déficits.

Conscient de ce dessein fade, notre pays met les bouchées doubles pour se frayer le chemin de l’émergence de tout acabit sans pour autant, lorgner les amis fondateurs du Grand Maghreb. Tout en s’africanisant avec ferveur, il tend à diversifier les partenariats de stratégie qu’il met en avant avec les diverses puissances mondiales, en particulier les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni…, en se gardant d’appeler tout partenaire à porter les lunettes envers l’intégrité territoriale : Une exigence sine qua none qui lui draine plus de respect par rapport à sa cause nationale. Il va sans dire que l’approche adoptée, empreinte de pragmatisme a suscité de l’admiration sur la scène planétaire et partant, facilité la mise sur rails du conflit artificiel du Sahara dont le parachèvement est plus que jamais imminent.

Aujourd’hui, l’heure des bilans a sonné pour la panoplie des pays nord-africains, après des années de décrépitude maghrébine. Qu’aura-t-elle gagné l’Algérie de son animosité perfide contre son voisin fidèle lors de l’ère coloniale ? Rien de quoi se mettre sous la dent pour son peuple « martyrisé » une seconde fois de son histoire, pour une chimère sécessionniste vaine et déloyale.

En revanche, son ennemi juré qu’est le Maroc, serein et allègre, se projette dans un avenir des plus prometteurs, par la sagesse de la Monarchie et le volontarisme du peuple ! Il est bien clair que l’édification du Maghreb tel qu’elle a été enfantée en février 1979 à la cité ocre, était renvoyée aux calendes grecques, à peine quelques années après. Dès lors, beaucoup d’eaux ont coulé sous les ponts et le rêve se dissipait au fil du temps pour n’en demeurer que de somptueuses réminiscences ! Devrait-on en tourner la page pour de bon ? Tout en dépend l’évolution réactive des peuples !

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