Nizar Baraka: Le taux de remplissage des barrages avoisine 32,7% à fin février

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Le ministre de l’équipement et de l’eau, Nizar Baraka, a indiqué, mardi 1 mars 2022,  que les retenues des barrages dans le Royaume, ont atteint, à fin février dernier, environ 5,3 milliards de mètres cubes (m3), soit un taux de remplissage de l’ordre de 32,7 % contre 49,1 % à la même période l’année dernière.

Dans un exposé présenté devant la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement à la Chambre des représentants sur  »le stress hydrique et les mesures d’urgence pour l’alimentation en eau », il a assuré que les retenues actuelles des barrages permettront d’alimenter dans des conditions normales toutes les grandes villes, à l’exception des agglomérations urbaines relevant des bassins hydrauliques de la Moulouya, Oum Er Rbia, Tensifet et Guir-Ziz-Rheris, lesquelles villes pourraient, selon lui, connaître certaines difficultés au niveau de leur approvisionnement en raison des retenues faibles des barrages basés des lesdits bassins à l’heure actuelle.

Pour faire à cette situation, le ministre a rappelé que son département a fait état de plusieurs conventions en tant que mesures d’urgence pour assurer un approvisionnement continu en eau potable au niveau de toutes les zones relevant des ces bassins pour un coût global de 2,42 milliards de dirhams concernant le bassin de la Moulouya (1,318 MMMDH), l’Oum Er Rbia (202 Millions de Dh) et le Tensift (522 MDH).

Le ministre a ajouté que le taux de remplissage de l’ensemble des barrages au niveau du Royaume s’est chiffré à 732 millions m3 du 1er septembre 2021 au 28 février 2022, soit un déficit de 89% par rapport à la moyenne annuelle.

Le ministre a cité la mise en place de cellules de veilles à travers l’ensemble des préfectures et provinces affectées par une pénurie en eau, l’accélération des travaux d’alimentation des centres ruraux et des douars et ce dans le cadre du programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027, un programme doté d’une enveloppe global de 27 milliards de dirhams. Un chantier qui vise « à généraliser l’accès à l’eau potable en milieu rural », il concerne 820 centres ruraux et plus de 18 000 douars.

Toutefois, le ministre a fait savoir que le retard de la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’eau a connu un grand retard dans la réalisation de plusieurs projets importants, tels que les stations de dessalement de l’eau, celles de Casablanca et de Saïdia, les projets visant à transférer les eaux des bassins du Loukkos et du Sebou vers les bassins d’Oum Er Rbia et de Tensift.
il a rappelé que la stratégie nationale  prévoit également la construction de 57 barrages,  aujourd’hui, seuls 9 grands barrages ont vu le jour, tandis que 15 autres sont en cours de construction.

Pour  les eaux souterraines, 34 nappes phréatiques ont été identifiées pour faire l’objet de contrats de gestion alors que seuls 3 contrats ont été signés : les  nappes de Souss-Massa, El Haouz et Majjat-Berrechid alors que 6 autres en attente de signature : les nappes de Fès-Meknés, Tadla et Dakhla.

De même, le ministre a indiqué devant la Commission l’exploitation des eaux usées traitées a mobilisé à ce jour 71 millions de mètres cubes, dont 54 millions sont exploités pour irriguer les espaces verts et les terrains de golf, ainsi que dans les industries (Projet du Grand Agadir fait l’exemple).  Il a aussi précisé que  les réseaux de distribution d’eau potable de 76% de son rendement contre 80% prévu dans le cadre de la stratégie nationale.

A la même occasion, le Directeur de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable  (ONEE), M. Abderahim El Hadfidi  a annoncé la construction de 92 stations de traitement, dont 8 réservées au dessalement de l’eau de mer, 11 stations spécialisées dans la déminéralisation des saumâtres et le creusement de 1 800 forages.

Le Directeur de l’ONEE a souligné que des villes d’Oujda et de Marrakech pourraient connaitre un déficit à cause la faiblesse du volume en ressources hydriques superficielles. Il a ajouté que l’ensemble des sociétés chargées de la gestion déléguées seront approvisionnées d’une manière régulière pendant l’été prochain.

A l’unanimité, les députés ont relevé que le Maroc est confronté aujourd’hui à un stress hydrique sans précédent, préconisant un plan d’urgence pour atténuer les effets fâcheux de la sécheresse.

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