Le symbole d’une présidence

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fr.Agadir 24/Saoudi El Amalki

 

Quelle symbolique se sera-t-on procurée par cet emblème auriolé de la présidence onusienne des droits de l’homme ? Tout d’abord, il importe de rappeler que cette consécration au scrutin secret, s’est érigée contre un « contestataire farouche » de notre cause nationale qu’est l’Afrique du Sud, en connivence acariâtre avec l’Algérie. Le Maroc se hisse donc sur le toit du monde pour le compte de l’année 2024, plébiscité par la majorité de ses pairs au siège de l’ONU, tout en assénant un coup cinglant à ses ennemis jurés.

Ensuite, il convient aussi de reconnaître que notre pays s’est démené comme un beau diable dans l’univers crucial des droits humains, en plaidant les valeurs de la paix, en fustigeant les atteintes éhontées aux libertés et en hébergeant les réfugiés opprimés, à travers le monde. En interne, il mène un combat sans nul répit tant au niveau institutionnel qu’associatif en créant des organismes de l’Etat qui se consacrent à cette ébauche en synchronie avec les structures de la société civile.

Il est bien vrai que cette lutte pour l’instauration des droits sous toutes leurs formes n’est nullement chose aisée, puisqu’elle s’affronte à de fossoyeurs de dignité, d’égalité, de justice et de progrès. Il n’en est pas non plus clair que notre pays s’est résolument engagé dans le processus pérenne de la démocratie dont il fait sa raison d’être, au même titre que les fondements séculaires existentiels, à savoir la vertu religieuse, l’entrain patriotique et l’allégeance monarchique.

Certes, durant cette bataille sans merci, il y aura toujours des dysfonctionnements et des déficits, en cours de chemin de l’éradication des violations de droits, souvent perpétrées par le lobbyisme à la rente et l’oligarchie de l’administration. Au fait, pendant des périodes décennales, le Maroc était contrarié dans son parcours de recouvrement de son Sahara légitime par de détracteurs au sein de la particule extrémiste de l’Union Européenne et la poignée gauchiste sud-américaine, manipulée de toutes pièces par la junte d’Alger, à l’aide des prétextes déstabilisateurs relevant des droits de l’homme.

Aujourd’hui, le Maroc s’est ardemment ressaisi et lustré l’image de marque en la matière au point de se frayer une place de choix dans le giron des nations respectueuses des idéaux et de s’efforcer continuellement à les parfaire, au point de présider à présent le conseil de droits humains des Nations Unies. Il n’a plus de leçons à recevoir de l’Occident encore moins de d’Amérique qui se dérobent complètement de ce qui faisait d’eux la référence des droits de l’homme, en jetant leur dévolu sur le génocide sioniste contre le peuple palestinien, victime d’anéantissement crapuleux. Épris de ses expertises dans ce domaine, c’est à son tour de se conduire en modèle par la fermeté de ses positions, l’intransigeance sur les principes et la circonspection de ses attitudes, durant son mandat en tant que président du conseil onusien des droits de l’homme.